jeudi 4 décembre 2008

Movies


Avec mes cours d'art du film et d'art contemporain, c'est allé ce semestre au rythme de deux films ou plus par semaine. Autant dire que ma culture en a pris un coup... Alors, au milieu des premières révisions de partiels, qui arrivent dans moins de dix jours, voici une petite liste. Plutôt que de m'épandre sur un seul en voilà un paquet de mes préférés, vous choisirez !

Les films les plus bizarres/surprenants/angoissants:
- Weekend de Godard, intriguant sur le coup, mais plus on y repense, plus on le trouve bien
- 8 1/2 de Fellini, intéressant car c'est une autobiographie à demi-mots, mais qui n'a pas si bien vieilli
- Salo de Pasolini, ou comment faire des cauchemars pendant une bonne semaine
- La Jetée de Marker, un poétique roman-photo
- Wavelength de Snow, un film structuraliste, chiant au possible mais incontournable, apparemment...
- News From Home d'Ackerman, idem (le cinéma expérimental ne me réussit décidément pas!)


Les films les plus beaux (au sens esthétique):
- Citizen Kane, d'Orson Welles, tout simplement génial...
- My Blueberry Nights, de Won Kar Wai, vous le saviez déjà qu'il me plait, puisque j'en parlais déjà il y a quelques temps...
- Run Lola Run, de Tykwer, fan-fucking-tastic, comme dirait l'autre
- Lawrence of Arabia d'O'Toole, pour la magnifique musique
- La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer pour les gros plans et le silence auquel on n'est plus habitué.

Les films les plus captivants :
- Casablanca de Curtiz, dont j'ai déjà parlé plus tôt
- Cléo de 5 à 7 de Varda, qui m'a tout simplement passionnée
- On The Waterfront d'Elia Kazan, aux résonnances McCarthistes particulières, et puis, ahhh Marlon...
- La Historia Oficial, de Puenzo, parce que les films historiques, et notamment celui-ci qui se passe en Argentine, me touchent
- Blade Runner de Riddley Scott, pour moi qui n'ai jamais voulu aimer la science fiction, ni les films noirs...


Et à tout ça je rajouterai The Graduate, qui ne répond vraiment à aucune de ces trois catégories, mais que nous avons vu une nuit entre voisins, et qui était vraiment très bien, drôle, léger, avec quelques prises remarquables et plusieurs phrases cultes, ainsi qu'une bande son signée Simon & Garfunkel...

dimanche 30 novembre 2008

Giving thanks at the Meades'


Le weekend de Thanksgiving a encore été toute une aventure, qui a commencé pas plus tard que mercredi, où nous n'étions plus que huit au premier cours, et où le second cours a carrément été annulé.

J'ai retrouvé F. en fin d'après-midi dans un Vassar désert, et avons passé la soirée entre mon initiation au beer-pong (beuark) et Sex And The City. Le beer-pong consiste basiquement a ingurgiter le plus de bière possible le plus rapidement possible, dans le but évident d'être ivre, sauf qu'avec de la bière light nous ne risquions pas d'aller très loin, et une partie m'a largement suffit. Quand à Sex And The City, H. E. et moi avons découvert récemment que Josh, au bout du couloir, possédait le super coffret collector de toutes les séries.

Le lendemain, nous avons passé Thanksgiving chez le responsable des étudiants internationaux, qui avait invité qui voulait a partager sa maison, sa famille et un bon repas pour la journée. Nous étions plus de quarante là réunis! et tout s'est passé à merveille. F. et moi étions là dès onze heures pour aider à cuisiner les derniers détails, et à quatorze heure nous étions tous réunis autour des premiers appetizers.

Deux heures plus tard, après dinde, sweet potatoes, cranberry sauce et autres délices, nous nous sommes ouverts un peu plus aux autres avec le traditionnel "I am thankful for" où nous avons tous exprimé notre reconnaissance envers les choses qui nous sont les plus chères.

Quelques larmes aux coins des yeux plus loin, nous attaquions les desserts et la mort de tout hypothétique décompte des calories de la journée, avec cupcakes, cheesecake apple pie, chocolate cheesecake et blueberry pie.

Nous avons fini l'après-midi en bœuf musical dans un sentiment de gaité, une envie que la journée ne s'arrête jamais, et l'impression d'avoir passé le meilleur Thanksgiving que nous aurions pu imaginer...

dimanche 23 novembre 2008

Winter


L'hiver est enfin arrivé. Il fait froid, et ça devient de plus en plus laborieux de sortir des chambres-cocons où le chauffage est à fond. Du jour au lendemain, les arbres ont perdu toutes leurs feuilles, et un vent glacé s'est mis à courir entre les gratte-ciels de Manhattan, dans les quartiers résidentiels de Brooklyn, sur le campus boueux de Vassar et encore plus à Beacon Point, qui donne en plein sur l'Hudson.

Les peaux sèchent, les lèvres gercent, les nez rosissent - heureusement que ma mère m'a envoyé par la poste mon gros manteau d'hiver. Chez les Américaines, les Huggs sont de sortie, et chez les Américains, les tongs ont enfin été remplacées par de vraies chaussures. Je pare le froid comme je peux, avec des moyens techniques à la taille du peu de budget que je veux bien y consacrer, et je me balade donc généralement avec deux pulls, un foulard et une écharpe, des gants, deux paires de collants, et des chaussettes en laine dans mes bottes de caw girl.

Ah qu'il semble loin le temps où je passais l'hiver en ballerines, au désespoir de ma mère, et au grand bonheur des pavés de Saint Germain des Prés ! Le mois de décembre s'approche à grands pas, la neige, les -20 degrés qu'on nous promet depuis août et que tout le monde, à présent, commence à redouter, Thanksgiving, et puis bien sûr Noël, et le retour à Paris.

En attendant, je planche sur Jacques-Louis David et le Couronnement de Napoléon, et je me prépare aussi à affronter un paper à l'américaine de vingt pages en art contemporain... Si Serra m'inspire, je ne sais pas encore si je pourrai pour autant tenir tout ça. Bref, je deviens un rat de bibliothèque, et j'adore ça, moi qui n'avais pratiquement plus lu un livre en intégralité, depuis deux ans.

Au musée tout se passe à merveille. Les oeuvres changent en fonction de la lumière,, etentre les jours de bleu glacé et ceux de grisaille lourde, ça reste une expérience toujours aussi belle. Je me perds dans les ellipses spyralisantes de Serra, j'aime de plus en plus les néons de Flavin, je n'en finis pas de découvrir les détails de la grande série de Warhol, et j'essaye de mémoriser les LeWitt avant qu'ils disparaissent sous une couche de peinture, dans quelques mois. Je deviens plus active au niveau des enfants, aussi : je sais maintenant faire des visites guider, et j'aide aux activités. Là aussi je lis beaucoup, et on travaille en plus sur d'autres projets.

New York, enfin, va toujours aussi bien; les journées que j'y passe sont toujours autant de grandes bouffées d'air, qui me font aimer la foule et regretter Paris. Vendredi, c'a été le tour des galeries de Chelsea, et nous nous sommes, avec B., vraiment bien amusées. La soirée et la nuit avec A. et S. fut si réussie - j'y retourne bientôt, avec ma Couquette préférée, qui vient passer quelques jours, quand A. sera partie.


samedi 15 novembre 2008

Co-driver


Une de mes choses préférées ici est de loin les trajets en voiture. J'aime sillonner l'Hudson vallée tout en voyant la campagne rouge et dorée défiler, voir passer les arbres déjà presque nus, les champs encore verts, les feuilles d'automne qui tombent, les grandes maisons grises, et les voitures énormes, tout en faisant office de copilote, en racontant plein de bêtises, voire en chantant à tue-tête...

J'aime tellement ça qu'a chaque fois je suggère "let's drive to the Niagara Falls!". Je suis sure que huit heures de route direction plein Nord seraient tout aussi amusantes, neige y compris. Bon, d'accord, peut-être pas pour celui qui conduit... Et alors?!

Avec M. et B. les voyages sont faits de fou-rires et de hurlements: ceux de M. a chaque détail typiquement américain et ceux de B. quand la musique est trop forte (il faut dire que la voiture de M. date un peu de l'âge de pierre, que les hauts-parleurs ne marchent qu'une fois sur deux, et qu'ils ne se mettent en marche que lorsque M. pousse le volume à fond...).

Lors des voyages avec N., les vendredis matins, pour nous rendre a Beacon, on s'arrête toujours en chemin, que ce soit pour faire un tour à une vente d'épis de maïs, visiter une boutique qui vend exclusivement des poupées russes, ou lui acheter un grand café noir histoire de le réveiller...

Oui car je ne vous ai pas présenté N.... N. est un hippie, enfin un hippie-hipster des temps modernes. Un Vassarien bien loti qui se balade pieds-nus même sous la pluie, qui aime space outer en écoutant Sigur Ros et qui fait partie d'un groupe de musique, dont il est le danseur (je me rappelle encore de la tête de B. "So do you play any instruments?" "No" "Oh so you're the singer?" "Emm No" "Well then what do you do?" "I dance!").

Du coup, avec lui, les voyages sont toujours épiques...

Ainsi, vendredi dernier, alors qu'on se châmaillait pour je ne sais plus quelle raison:
" Okay, well if it's like that, I'm leaving the car" et profitant d'un feu rouge il détache sa ceinture, coupe le moteur et s'apprête a sortir, retenu évidemment par un de mes stridents "DON'T DO THAAAAT !!!!!"

Et, il y a deux semaines, :
"Wait, are we going in the right direction?
- How am
I supposed to know?!!!
- Oh well, we've been driving in the opposite direction for the past 10 minutes
"

Bien sûr, nous avons failli mourir une bonne douzaine de fois, mais bon, ça, ça ne se raconte pas, n'est-ce pas...

mercredi 12 novembre 2008

LaundryView

Le nouveau gadget du siècle :


Et là vous avez accès à la salle exacte, avec les machines exactes (bon ok elles sont pas roses, mais vous allez pas pinailler, nan?), qui vibrent quand elles sont utilisées, tout ça tout ça. Autant vous dire que je suis restée une bonne demie-heure à contempler ma machine se finir... Au moins, plus d'embouteillages à l'horizon, et plus la peine de se descendre 4 étages les bras chargés de linge sale et du paquet de savon pour devoir remonter...

Oh my gosh, comme dirait l'autre,
on aura vraiment tout vu.

lundi 10 novembre 2008

Society life


Ces derniers jours ont été occupés par plus de socialisation que de coutume, quelques unes de ces mondanités fastueuses que j'adore et assume entièrement, au risque de paraître futile – vous me connaissez. Ca faisait tellement de temps que je tannais M. pour être sa « date » au Gala du musée qu'il a fini par accepter de nous emmener, B. and myself, au cocktail de la soirée.


Vendredi soir, donc, après une journée de stage écourtée, nous avons pris le train direction NYC, tout bien habillés au milieu d'une bonne tonne de gens casuals qui nous ont allègrement dévisagés. A 18h30 pétantes (American way of life... - je ne m'habituerai jamais), nous sirotions notre première coupe de champagne, les petits fours commençaient à défiler, les gens à arriver.


Mini-sushis, canapés supposés au caviar (soulevant l'éternelle question: where the f*ck is the caviar ?!), champagne encore, artistes, directeurs, bienfaiteurs, robes haute couture et it-girls, tout y était. M. a l'alcool qui monte vite, et il s'est rapidement fait un plaisir de me présenter tout le monde, et moi, pendue à son bras telle une potiche un peu paumée, j'ai distribué sourires et quelques phrases en français.


Vers 20h30, alors que M. et la hype Newyorkaise allaient diner, B. et moi nous sommes engouffrées dans le métro bruyant, pour redescendre par la ligne rouge jusqu'à la 42ème, prendre la ligne grise jusqu'à Grand Central et remonter par la verte jusqu'au Guggenheim. Parce qu'au Guggenheim, les premiers vendredis du mois, c'est dj fever à l'intérieur, avec bar intégré. Un verre de vin blanc à la main, nous avons pu parcourir les nouvelles expos (Catherine Opie et Theanyspacewhatever), avant de redescendre en bas de la spirale où résonnaient les beats de Devlin & Darko.


La soirée aurait pu être plus longue, mais manque d'organisation (tout s'étant décidé en à peu près 48heures), j'étais, vers minuit, de retour à Grand Central, et, à deux heures du matin, j'étais rentrée et au fond de mon lit, enfin au fond de mon lit de Beacon (mais au point où on en est, c'est pratiquement tout comme).


Et comme m'a dit Sam ironiquement: « It's amazing how just because you are European you have been automatically dragged to the fanciest and most cultural places of the country... » Mouhaha, c'est ça. Et mes chevilles, ça va?


Oui oui, promis, j'y fais attention, ça va.

mardi 4 novembre 2008

« Change has come to America »


Ce soir, peu après que j'aie commencé une nouvelle pelote de laine bleue pour l'écharpe que je tricote, une page s'est tournée dans l'histoire des Etats-Unis. Après huit ans de Busherie, on laisse enfin la place au changement.

Le bouillonnement était à son comble, ces derniers jours, sur mon campus profondément démocrate – nous avons même eu un mail nous demandant de respecter les quelques malheureux Républicains qui en ont apparemment pas mal bavé.

Toute la journée a été colorée de t-shirts, de pins et de casquettes Obama, d'autocollants « I voted today », de Starbucks et de Ben&Jerry's offerts aux votants.

Et ce soir, dans une grande salle, devant un écran géant, une bonne centaine d'étudiants attendait avec anxiété, criant les chiffres du décompte des fermetures des bureaux de vote, hurlant de joie pendant plus de dix minutes ininterrompues à onze heures, quand les votes d'Obama ont dépassé la fatidique somme de 270.

Alors qu'est-ce que je ressens? La sensation que le vent a tourné. Que le stéréotype du stupide cowboy Bushisant d'il y a quatre et huit ans s'est estompé. Que les gens ont voulu croire, donner une chance, essayer d'avancer. Que les choses vont enfin, peut-être, commencer à changer.

Le titre est du beau discours de Barack, la photo du Monde.

lundi 3 novembre 2008

All Hallows' Even


Halloween a été une soirée... ...épique. Je riais la semaine dernière en voyant les flyers glissés tous les jours par le Health Center dans nos boîtes aux lettres, nous recommandant de manger avant de boire et de prendre soin de nos amis, eh bien si j'avais su...


C'était l'orgie totale, la beuverie organisée, la même folie habituelle, mais multipliée par trois, puisque pour une fois les seniors avaient daigné descendre de leur maisons où ils vivent en colloc' pour faire la fête dans le College Center redécoré pour l'occasion.


Les costumes étaient beaux, variés, et peu de filles avaient joué les slutty girls dont on m'avait tant parlé (sexy nurse et compagnie...). Entre les souvenirs se détachent Run DMC, Cruella Devil, Sailor Moon, Chiquita Banana, un cuisinier. Les robes des années 1930 semblaient être à la top mode, et mon costume de page facebook, fabriqué en quelques minutes avec une grande feuille de papier et une paire de feutres bleus, n'a pas mal marché (idée que j'avais, soit dit en passant, piquée sur facebook... - on ne se refait pas !)


La nuit est passée vite, pleine de bonbons, et de vodka. Le reste du weekend a été généralement passé à se remettre du Hang Over collectif, et le dimanche, s'il a été un peu plus productif, n'a pas non plus été dément – lectures, film, et session d'enregistrement.


(ma pomme, avant que les gens ecrivent sur mon wall)

dimanche 26 octobre 2008

Back to school


La semaine est encore une fois passée trop vite, mais je l'aime bien mieux comme ça. A la bouillonnante New York j'ai préféré Beacon pour la fin de semaine, et je ne m'en repends pas le moins du monde.

Le musée était tout à moi le jour où il était fermé au public, et j'ai pu profiter à loisir de ses sofas les plus confortables du monde, pour travailler, face à un Dan Flavin vu sous un étrange jour, puisqu'il était éteint. Le musée était aussi à plein de groupes de (relativement) petits New Yorkais, venus avec leurs classes, et auprès desquels j'ai pu un peu m'activer.

C'est drôle comme les plus petits sont bien plus réceptifs à l'art, surtout contemporain, que les rebelles adolescents. A dix ans ils sentent, demandent, comprennent, peut-être parce qu'ils acceptent leurs émotions telles qu'elles viennent, sans doute parce qu'ils n'ont pas encore tout à fait conscience d'eux-même, ni du ridicule. A treize ans, ils refusent souvent de s'ouvrir à d'autres perspectives, d'autres conceptions, et certains se contentent de jeter un regard dédaigneux, capables de ne rien considérer comme de l'Art, et pourtant incapables de dire ce qui en est.

Les soirées ont été accompagnées de soupes Campbell (aux emballages faisant aujourd'hui usage de pots à crayons), d'apple crisps, de facebooks, de Before Sunset et de fou-rires, dans une amitié en construction faite de deux solitudes différentes, mais qui se complètent de mieux en mieux.

Ce matin, je suis arrivée vers dix heures dans un Vassar silencieux et vide, qui s'est peu à peu rempli. Les sourires s'échangent, les nouvelles aussi, et la vie de College reprend, petit à petit, avant de démarrer pour de bon, demain, lundi.

jeudi 23 octobre 2008

I made myself a home.

Marcher dans le froid de New York ce soir à la tombée de la nuit, en remontant la 23ème avenue vers le métro qui me mènerait à Grand Central depuis Chelsea, après avoir laissé Max à un diner post-vernissage et Beau à une soirée entre Brits, m'a laissé un peu de temps pour réaliser.

Tout m'a semblé familier: les immeubles à escaliers extérieurs, les publicités géantes, les taxis jaunes, les passants pressés... et pas même la peine de consulter mon plan pour m'y retrouver, prendre le metro direction uptown, parcourir des kilomètres de couloirs enterrés (comme quoi le Forum des Halles n'a pas l'exclusivité), plus même besoin d'attendre un feu bien vert pour traverser.

Le luxe du campus vassarien m'avait fait oublier, mais le week-end dernier passé ici, et les allers-retours dans la journée, le temps aujourd'hui d'un Dia-meeting a la Hispanic Society et d'un tour au New Museum, m'ont renvoyé à la figure la chose qui me manque le plus depuis que je suis arrivée.

I am a City girl, une fille de la ville, profondément. Pas de la campagne, de la bulle isolée du College, et encore moins du creepy Poughkeepsie. J'ai été élevée dans l'odeur du métropolitain et le bruit des gens stressés, j'appartiens à un monde au pas pressé.

Et si Paris la belle me manque assez souvent, avec ses ponts, sa Seine, sa grisaille, son haussmanisme et mon Saint Germain des Prés, je n'en ai pas moins adopté les gratte-ciels polissés, les odeurs des vendeurs de hotdogs, le Subway bondé, le shopping a Soho et les restaurants multiples du Harlem coloré.

Voila, I made myself a home. Il ne manquerait plus que j'y aie un coin de chambre, et je pourrais me sentir complètement adoptée. Mais quoi qu'il en soit... I am coming back. Tomorrow, next month, next semester, next year... And some day for good, for longer,... forever?

lundi 20 octobre 2008

October Break


La mi-octobre est déjà là, et moi je suis en retard, pardon. Les événements continuent de passer trop vite les uns après les autres, et tout va toujours aussi bien. L'automne s'est installé pour de bon ces jours-ci sur un campus déserté pour la semaine. Les arbres sont tous rouges ou jaunes, les feuilles et les bogues jonchent le sol, au grand bonheur des écureuils mais aussi des marmottes, que l'on compte maintenant par vingtaines. Le silence fait du bien, les couloirs déserts invitent au repos, et à rattraper sans stress les lectures laissées de côté le temps des midterms.


J'ai passé trois jours de folie à New York avec Anne et Sophie, entre musées, shopping, cheesecakes, bars de Soho et chuchotements la nuit. Paris, ou plutôt la vie citadine, me manque... ...mais j'en profite d'autant plus lors de ces escapades démesurées. Je repars demain soir, passer le reste de la semaine à Dia, à écrire les papers qu'il me reste au milieu des oeuvres d'art.


Je fais cours, je sais, mais c'est déjà ça...

dimanche 12 octobre 2008

MSTRKRFT


Je n'en reviens toujours pas. MSTRKRFT à Vassar ! C'est un peu comme Justice à Sciences Po, chose qui n'arrivera jamais, j'en conviens (non, nous on préfère recevoir les BB Brunes... ahem). Ca fait des semaines que tout le monde en parle, ces derniers jours l'excitation était à son comble, et bien sûr la gentille apprentie de musique électro que je tente d'être n'était pas en reste.

Le soir même une foule de hipsters sortis de nulle part (ou peut-être simplement d'étudiants qui avaient fait l'effort d'enlever leurs sweaters et leurs bas de pyjamas) se dirigeait vers UpCDC, la salle au-dessus du réfectoire, transformée en boîte de nuit le temps d'une soirée.

Quatre mixs différents, pour cette étape de la tournée Fist Of God. LA Riots, Congorock, Felix Cartal et bien sûr MSTRKRFT (prononcer Masterkraft), clou du spectacle, avec un show plein d'écrans et de néons colorés.

Ce fut la folie, des gens partout, de la bonne musique, une envie de danser jusqu'à pas d'heure, en souriant, sans se préoccuper ni sans même y penser, un peu comme à la fête de la musique, l'été dernier...

Ma perruque violette, achetée sur un coup de tête (et pour 12dollars, ça en valait la peine !) a fait des ravages. Plein de compliments, de flirtouille, un « you look pretty intense », et même pour le coup une invitation des MSTRKRFT et leurs acolytes a leur post-party dans leur bus de tournée.

Malgré la flatterie d'avoir vu l'un d'eux descendre de scène et me prendre par le bras alors que qu'une poignée de groupies se trémoussaient en mini-short depuis des heures devant leur nez, je suis restée bien sage, préférant rentrer boire un thé et gossiper avec Beau plutôt que de découvrir les enjeux du Sex, Drugs and Electro, qui étaient finalement bien loin, hier soir, de m'attirer...

Et le semestre prochain, il paraît que c'est Feist qui vient!

vendredi 10 octobre 2008

Midterms

Et voilà, ils sont déjà là... Les midterms, ou galops d'essai made in Vassar. Du coup, il n'y a plus beaucoup d'agitation on campus, la gym se vide, la bibliothèque se remplit, les profs nous bourrent de recommandations, et la plateforme de travail numérique en groupe, ou blackboard pour les intimes, a remplacé ma page d'ouverture internet.


Chaque matière a ses propres instruments de torture, à multiplier par deux pour la non-native speaker que je suis, qui met 3 plombes de plus que tout le monde pour à peu près tout (notamment lire, mémoriser et rédiger).


En Art du Film, un essay de six pages, sur le film de notre choix (tant que le prof l'a vu), en étudiant l'un des aspects évoqués en cours (direction/caméra/lumière/décors/jeu...). Pour moi, ce sera le décors de My Blueberry Nights, que j'avais tant aimé... ...il faut juste que je commence à rédiger.


En Art et Révolution en Europe, trois paires de tableaux à comparer. Ca ne devrait pas être trop dur, puisque le prof a mis à notre disposition une sélection de slides à réviser. Reste juste qu'il est le plus sévère du département d'art – lucky me, vous me direz.


En Art Contemporain, une revue d'exposition à rédiger, à la manière du New Yorker. Je n'ai jamais lu le New Yorker (ça commence bien), mais j'en ai une copie au fond de mon tiroir. Heureusement, le paper est à rendre après l'October Break qui se profile, et que je projette de passer en grande partie à Dia... ...à bouquiner, discuter, projeter et accessoirement étudier, au milieu des Warhol, Flavin, Serra et autres pièces que j'aime de plus en plus.


En Musique Electro, last but not least, je suis censée composer un morceau de 45 secondes à partir d'un bâillement de porte pré-enregistré. Facile, suffit de faire joujou avec 2/3 softwares. non?... Eh ben non. Figurez vous que ça prend un temps fou, que je ne domine pas du tout cet obscur vocabulaire, et que 45 secondes, c'est fichtrement long... Enfin, nous avons enfin obtenu l'accès au studio a n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, donc ça devrait pouvoir m'aider, d'ici mardi...


Enfin, tout ça est bien loin de gâcher ma bonne humeur, et de m'empêcher d'aller passer une soirée awesome samedi, puisque MSTRKRFT vient mixer à Vassar ...

lundi 6 octobre 2008

Weekend


J'ai passé un des meilleurs week-end depuis mon arrivée ici. Il faut dire que chacun a été une petite réussite, mais celui-ci a été particulièrement heureux.

Vendredi (eh oui, mon week-end commence le vendredi...), j'ai passé la journée au Dia. Au menu: pique-nique à Beacon Point (un quai-sculpture de George Trakas), puis discussions sur le pourquoi du comment de l'art, affalés dans le merveilleux canapé placé en face d'un beau Dan Flavin, puis allongés sur le Chamberlain fait pour (soulevant notamment la question de savoir comment envisager cette oeuvre d'art, et notre rapport à elle, puisqu'elle change la donne du musée traditionnel).

Le soir, je suis restée chez Beau, la nouvelle stagiaire à plein temps arrivée de Londres, et qui habite Beacon (ce sera toujours moins glauque que Poughkeepsie). Ca fait du bien de changer un peu de la nourriture graisseuse du réfectoire, et de siroter du vin blanc made in France.

Le lendemain, journée à New York - lassées des incontournables, et de passer la plupart de notre temps (libre pour moi) au musée, nous nous sommes lâchement consacrées au shopping, sans omettre toutefois de commencer par bruncher chez Balthazar, une brasserie wannabe-parisienne de Soho, où tout était très très bon.

Après avoir parcouru une bonne partie de Soho, Noho et Greenwich, un peu de subway direction Central Park, pour profiter du bleu du ciel et du début de rouge des arbres, avec Max qui nous a rejointes. Central Park le weekend est bondé, les mariages foisonnent et les concours d'échecs envahissent les rives des lacs.

En fin d'après-midi, retour à Grand Central, direction Vassar, cette fois, pour une nouvelle soirée à thème: Day Glo Toga, à base de peinture fluorescente et de toges romaines. Je ne vous reraconterai pas l'histoire de la dernière fois, mais là encore on s'est bien plus amusées avant que pendant (et on a encore fini par regarder Sex and the City).

Dimanche, brunch avec Noah, un autre des Dia-stagaires, chez Babycakes, l'endroit le plus potable des alentours du campus, qui annonce ironiquement "London-Paris-Poughkeepsie". Pour le reste de l'après-midi, Beau et Noah étaient au musée (de Vassar, cette fois), et moi at the library (où j'ai aussi passé la majorité de la soirée).

Bref, tons of fun, friendship, bonheur, beau temps, New York, Dia, Vassar, what else?!

jeudi 2 octobre 2008

Bathroom


Bon, d'accord, il y a bien un détail qui coince, dans le merveilleux Vworld. Quoi? La salle de bain. D. a eu beau me dire que ce serait une question de temps, rien n'y fait.

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Je me suis habituée a mon luxe parisien : une grande salle de bain, la lumière du jour, deux énormes miroirs, la vue sur les toits, et des produits de beauté plein mon tiroir.

Ici... la ventilation est trop froide, la douche est un des top lieux de fornication, et le lavabo le premier endroit de vomissage après n'importe quelle soirée d'excès. Quelques araignées se baladent, et la lumiere n'arrive qu'à moitié jusqu'à la douche. En plus, j'ai l'immense chance d'être pratiquement en face de la salle de bain, ce qui fait que je suis facilement réveillée par les quelques abrutis qui trouvent très normal de chanter a pleine voix sous la douche dès 8heures du matin...

Du coup, ce n'est pas franchement l'extase, j'aimerais bien pouvoir me doucher sans tongs, et aussi me voir dans une glace de la tête aux pieds, une fois de temps en temps, s'il vous plait. Mais bon, je fais des efforts pour m'adapter... Je me douche le matin, a peine levée, a moitié endormie, presque anesthesiée, ce qui m'enlève aussi toute pudeur lorsque je croise Mat puis Jeff (mêmes horloges biologiques fever), avec mon pyjama d'hiver à moutons et mes cheveux en petard.

Et puis, je compense en faisant des petites folies, du genre le shampoing + soin John Frieda sur lequel je salive depuis des années a Monoprix, trouvé pour à peine plus de $5 chacun a Target... (quoi de mieux que de finir sur une petite note de girly-fever... ahem)

mardi 30 septembre 2008

Casablanca


Etant donné que j'ai deux séances de cinéma obligatoires par semaine, je me suis dit que je pouvais aussi vous en parler ...

Casablanca date de 1943, est un grand classique, et un film où patriotisme et amour se rencontrent, s'emmèlent et, évidemment, finissent par se dénouer. Sous des jeux de lumière particulièrement beaux, Bogart et Bergman se retrouvent, en noir et blanc, au son de leur chanson, "As Time Goes By".

Ce film est le fil conducteur de mon cours "Art of Film", alors il m'est un peu difficile de détacher tout ce que j'ai dû lire et apprendre dessus. Ainsi, je vous dirais par exemple que Ingrid Bergman n'avait jamais été pressentie pour le rôle, que la fin du film ne fut écrite que quelques jours avant qu'elle soit tournée, que Bogart et Bergman se séparent sur un fond de fumée car la guerre a empêché le tournage dans un aérodrome.

Je pensais que savoir les dessous de sa réalisation m'empêcherait de le revoir sans penser à tous les détails, mais non... ...la magie marche à chaque fois.Casablanca est le premier des films que j'ai vu ici, dans la salle de cinéma du "Drama and Film Department", et il vaut définitivement le retour en arrière.

dimanche 28 septembre 2008

Library


Au moment où je vous écris, je suis à la bibliothèque. Ehhh oui, désormais les dimanches soirs se passent avec Roku et Alex dans un monument historique, au milieu des rangées de livre, dans une des allées silencieuses, puisqu'elle est ouverte jusqu'à une heure du matin (ce qui me change pas mal, puisque celle de Pipowonderland était ouverte l'année dernière jusqu'à 19h grand max, et encore en semaine).


Un système d'emprunt de Macs est également en place, ce qui m'évite de transporter mon ordinateur + le chargeur + l'adaptateur, et me facilite pas mal la vie. D'ailleurs, je vais également avoir un Mac rien que pour moi le temps du cours de musique électro (qui dure toute l'année – et comme ça je pourrais commencer une collection d'ordis portables dans ma chambre).


Et après quelques heures de travail intensif (bien sûr), il fait toujours bon aller prendre un thé au sous-sol, dans le mini-café appelé Mathew's Bean, en hommage à l'illustre fondateur du collège, le brasseur Mathew Vassar (ne me demandez pas comment il est passé de la bière aux études, je n'en sais rien!), ou bien se relaxer dans la « meditation room », pleine de poufs (et de fumeurs d'herbe – hann illégal !!!), au troisième étage.

jeudi 25 septembre 2008

Sexile


Hier soir, Molly et Derek sont venus étudier dans ma chambre. C'était très... ...Studieux (si si, jte jure !) jusqu'à ce qu'on finisse par faire un break-papotage. Et c'est là que j'ai appris qu'ils étaient avec moi non pas par affection à mon auguste personne (enfin, pas seulement, quoi !), mais bien parce qu'ils étaient "in sexile".

Mais "sexile", qu'est-ce ?!!! Pour ceux qui n'auraient pas encore percuté, c'est la simple jonction de "sex" et "exile", désignant l'obligation d'un étudiant à s'exiler de sa chambre lorsque son/sa roommate y est avec quelqu'un, supposément pour "faire des choses pas très catholiques", comme dirait l'autre (Derek, lui, préfère dire que son roommate "is entertaining"...).

Généralement la période de "sexile" se termine lorsque la porte est déverrouillé, lorsque le roommate vient faire un tour l'air de rien dans ma chambre, ou encore lorsque, au bout de trois heures, le sexilé va tambouriner à la porte.

Bref, c'est là que je suis bien contente de ne pas avoir de roommate... !

mercredi 24 septembre 2008

Checkup


Voilà un mois pile poil que je suis là... et je ne désenchante pas.

Je veux dire, malgré les quelques problèmes que je traverse, comme une carte bleue qui n'en finit pas de se balader overseas, une otite, un rhume, les salles de bain mixtes et le froid la nuit, je suis toujours de merveilleuse humeur, à n'importe quelle heure du jour (ou de la nuit, mais là c'est moins étrange... hum, moi ?).

Aussi, c'est vrai que pour une fois les matières que j'étudie me passionnent, j'aime apprendre, lire, réfléchir et rédiger sur ces sujets, de l'importance de la musique dans Casablanca à l'analyse d'un tableau de la collection peint par un élève de David, en passant la composition d'un morceau de musique à partir d'un baillement de porte.

C'est sûr que le rythme est intense: même si l'ambiance de travail est stimulante, (elle est pas belle ma photo de la bibliothèque?!), la charge est quand même conséquente (où est passé le mythe de l'année de glande à l'étranger ?!), et si on ajoute à ça la vie en communauté, qui fait qu'il y a toujours un endroit où être, une fête où passer, un verre à boire et une série à regarder... ...il ne reste pas beaucoup de temps pour souffler, mais j'en suis bien contente (c'est pas comme si j'avais eu le temps de souffler en 2A, quoi).

Et surtout... Je n'ai jamais vu autant de gens sourire. Je veux dire, tout le monde, et je dis bien TOUT le monde, se sourit et se dit bonjour, à n'importe quelle heure du jour, dans n'importe quelle direction. Ca change des mondanités pipotiennes (même si je les aimes bien aussi... ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit), et ça aide à rester de bonne humeur, même quand on a encore 23 pages de physique (eh oui, moi, de la physique... comment perçoit-on les sons ? thatizthequestion à 100.000 dollars) à lire et que le cours est dans 25 minutes...

lundi 22 septembre 2008

Heaven


Mon petit paradis est un lieu plein de lumière, dont les reflets et l'atmosphère varient en fonction du temps. Ancienne fabrique de biscuits transformée en musée d'art contemporain, le Dia est à moins de 20 minutes de train de Vassar, le long de la large et bleue Hudson River. C'est là que je fais un jour de stage par semaine.

Pour l'instant, mon "travail" se résume à bénéficier de visites privées du musée, parfois dans les endroits où les simples touristes n'ont pas le droit de passer. J'ai également aidé à encadrer une classe de collégiens, vendredi matin, et été à un brunch-vernissage avec une bonne couche de la hype newyorkaise, dimanche matin.

Judd, Smithson, Serra, Warhol, Bourgeois, la majorité des grands noms des quarante dernières années y sont. Dans l'immensité du musée, chacun a sa place, son périmètre réservé, pour que chacun puisse à son aise s'imprégner de l'art, de l'idée, de la manière dont ils ont été pensés.

Si vous allez sur le site, vous ne trouverez que peu d'images des oeuvres d'art, et moi non plus je ne vous en montrerai pas. J'ai appris ici à privilégier l'expérience personnelle aux reproductions qui gâchent toute l'intensité de l'endroit... ...Et j'adore ça !

samedi 20 septembre 2008

New York is a Woman


New York m'en met toujours plein les yeux. La dernière fois, c'était l'hiver, il y a déjà deux ans, dans le froid glacial du nouvel an ; la fois précédente, en plein été indien, avec ses feuilles rouges et ses odeurs de beignets à la cannelle.

Cette fois, c'a été une journée d'été, après presque deux heures de trajet paisible dans ce train de banlieue qui suit l'Hudson River. New York était plus calme, plus propre, plus belle que les fois précédentes. Je ne suis pas allée voir Lady Liberté, mais j'en ai autrement profité...

...Il y eut bien un rituel petit tour par Time Square, l'Empire State et le Rockefeller Center ce matin, pendant lequel, alors que les autres grattaient le ciel dégagé, j'ai enfin pu flâner dans toutes ces jolies boutiques que les touristes de quelques jours n'ont pas le temps de dévaliser.

Un (vrai) cheeseburger plus loin, nous nous séparions pour l'après-midi. E. est partie Uptown pour faire son shopping, S., R. et H. à Ground Zero, et moi au New Museum (en photo), par plaisir, et puis parce qu'il faut que j'en fasse un commentaire pour mon cours d'art contemporain.

L'exposition "After Nature" est vraiment bien. Des artistes ont imaginé contempler notre planète détruite depuis le futur, tant au niveau des humains que de la nature, la politique et l'espace... ...et puis il faut dire que les débuts de mon stage au Paradis, dont je vous parlerai bientôt, éclaire de plus en plus ma lanterne au sujet des contemporéanismes divers et variés dont la région regorge.

Ensuite, vers 17h, je me suis perdue à dessein dans Soho, suis rentrée dans les boutiques, ai feuilleté les magazines, souri à un couple de mariés, et suis remontée, à pied, jusqu'à Grand Central.

Ca fait un bout de chemin à remonter, mais j'ai adoré. J'aime m'imprégner d'une ville par les pieds. La parcourir, longtemps, même sous la pluie, comme à Londres, entendre les bruits, sentir les odeurs, croiser les gens, me fondre dans la foule, l'espace d'un instant.

Oh et pour le titre, il vient d'une chanson de Suzanne Vega...


New York City spread herself before you
With her bangles and her spangles and her stars
You were impressed with the city so undressed
You had to go out cruising all the bars

Your business trip extended through the weekend
Suburban boy here for your first time
From the 27th floor above the midtown roar
You were dazzled by her beauty and her crime

And she's every girl you've seen in every movie
Every dame you've ever known on late night TV
In her steam and steel is the passion you feel
Endlessly
New York is a woman she'll make you cry
And to her you're just another guy

Look down and see her ruined places
Smoke and ash still rising to the sky
She's happy that you're here but when you disappear
She won't know that you're gone to say goodbye

And she's every girl you've seen in every movie
Every dame you've ever known on late night tv
In her steam and steel is the passion you feel
Desperately
New York is a woman she'll make you cry
And to her you're just another guy

mardi 16 septembre 2008

ABC - Anything But Cloth



Ceux qui sont mes amis sur facebook auront déjà vu (et souvent commenté) les photos de la soirée de samedi, au thème alléchant "anything but cloth - make it not naked".

Ce fut si drôle, de nous fabriquer des costumes ! Des créations préparées les jours précédents aux habits trafiqués au dernier moment, nous avons beaucoup rit. Pour moi le school spirit était à l'honneur, puisque je m'étais enrobée de sacs plastiques du magasin du campus. Macy's, Target et même de simple sacs poubelles, ainsi que des cartons de toutes sortes, étaient à l'honneur ...

L'alcool montant, nous avons bientôt été fin prêts pour la soirée en elle-même, qui se tenait dans une des grandes salles du campus. Et bien sûr, comme le plus souvent, la pré-soirée était bien meilleure... Musique médiocre ou inconnue, une salle peu décorée et qui s'est rapidement transformée en orgie de freshmen, qui semblaient assoifés de chair et de baisers.

Certains sont repartis bras-dessus, bras-dessous ; pour ma part je suis rentrée voir des épisodes de Sex and the City avec Hannah, Emma et Bryan, et c'était très sympa aussi !

lundi 15 septembre 2008

Fire alarms


Est-ce parce que le bâtiment est ancien ? parce qu'il fait bien trop chaud ? parce que des gens fument au sous-sol ? Je ne sais pas. Mais le fait est que dans les deux dernières semaines, il n'y a pas eu moins de SEPT alarmes incendies à Cushing.

Déjà, quand c'est en plein après-midi, ça fait grogner de devoir se décoller des lectures du jour pour poireauter dehors en attendant que le camion de pompiers arrive et que les pompiers, après avoir bien vérifié que rien ne brûlait, aient désactivé l'alarme.

Quand il est onze heures du soir, ça en devient presque drôle. Il y a toujours quelqu'un qui était sous la douche, des gens déjà en pyjama, et d'autres qui ont pris leur pc avec eux. Il fait encore chaud, alors on discute, on fait des projets, on joue au foot. Mais bon, deux soirs de suite, ça commence àbien aller.

Le point d'orgue, c'est quand même quand ça sonne à 3h45 du matin. Et qu'on sort tous, à moitié endormis, dans nos couette, frissonnants, les tongs dans l'herbe humide. Et quand enfin ça s'arrête, et qu'on peut se recoucher, impossible de trouver le sommeil jusqu'à 5h passées ...

Enfin, j'attends de voir nos têtes quand il faudra sortir à pas d'heures sur le campus enneigé !

samedi 13 septembre 2008

In full bloom


C'est vrai, je n'écris pas beaucoup. Mais la vie ici est si nouvelle, si différente et si intense que j'essaye de profiter au maximum de chaque instant. Il faudrait que je me repose, je sais, que je prenne un peu mon temps, je sais ... ... mais j'ai trop peur de ne pas assez profiter, et de regretter.

Si j'avais le temps, si j'avais les mots, je vous raconterais en détail bien des choses ...

... Cette dernière semaine, je suis tombée amoureuse de Humphrey Bogart, j'ai appris à aimer le beurre de cacahouettes, j'ai obtenu un stage au DIA, j'ai rencontré les gens du French Club et de Vassar College Television, j'ai couru sous la pluie, j'ai appris les bases du piano-jazz, j'ai attrapé une otite, j'ai vu le film le plus bizarre que Godard aie réalisé, j'ai fait un graphique coloré de Dripsody, j'ai commenté un tableau de la gallerie, et je suis allée à une rave...

Mais le temps s'envole, et il m'est de plus en plus difficile de m'arrêter à penser ce que je vis, ce que je ressens, et comment je change, à chaque instant. Une seule chose est sûre, au risque de paraître excessive, je crois que je n'ai jamais été aussi épanouie...

vendredi 12 septembre 2008

Do you Wii ?


Hier, en arrivant en cours de Musique Electro, le prof s'était scotché des télécommandes de wii sur les bras. Normal, quoi...


Mais en fait, relié à l'ordinateur, et à un ampli, c'était un percepteur de mouvements, qui étaient ensuite transformés en sons... ...créé lors d'un projet commun entre les départements de danse, de musique et d'informatique.


« just a preview of what you are going to do this year »


Cool !!!

mardi 9 septembre 2008

Under the tropical rain


Je traverse actuellement des intempéries tropicales, et ce n'est pas vraiment drôle. Il fait chaud, il fait lourd, il fait humide depuis des jours. Et puis soudain, ce matin, la pluie.

La pluie qu'on voudrait rafraîchissante mais qui ne change rien (c'est toujours le four dans ma petite chambre avec vue sur arbre à écureuils – j'en ai vu quatre ensemble aujourd'hui ! (et un lapin qui a détallé devant moi aussi, cette nuit)), et qui tombe en trombes, continues, éternelles, d'un ciel bien trop bas. Ce sont les restes des ouragans qui frappent Cuba, puis souvent aussi la Nouvelle Orléans, et qui ont perdu de leur force quand ils arrivent ici.

Du coup, les Américaines ont sorti leurs paires de bottes en caoutchouc plus fashions les unes que les autres. Quant aux Américains, insensibles aux changements climatiques, ils continuent de se balader en tongs et sweatshirts comme si de rien n'était.

Alors forcément, avec mes petites chaussures et sans mon fameux parapluie transparent (inspiré des Chansons d'Amour et de Lost in Translation s'il vous plait (D'ailleurs j'ai maintenant un poster de Lost in Translation dans ma chambre ! Ainsi que Jaaaaaames (Dean pour les pas intimes)) trop grand pour ma valise, je n'ai pas eu l'air très intelligente.

A neuf heures ce matin, sous l'orage et ses cordes d'eau, j'ai couru jusqu'au magasin du College, qui avait déjà vendu une bonne cinquantaine de parapluies. J'ai ensuite traîné toute la journée dans un jean trempé et des ballerines qui faisaient pouik pouik puissance mille, mais qui avaient pourtant survécu à la pluie londonienne (...mais à Londres, il n'y avait pas de gigantesques flaques d'eau incontournables, ni de boue...).

Et avec tout ça, cette nuit, alors que le ciel s'est enfin éclairci, je crève encore de chaud. Eh oui, il fallait bien que je me plaigne de quelque chose dans ce petit paradis ... !

dimanche 7 septembre 2008

How are your classes ?



So ! Après la première semaine intense de cours, je suis enfin en mesure de vous en dire un peu plus sur le côté académique de Vassar. Voici les cours que j'ai choisis, par ordre dans la semaine...


Art & Revolution in Europe, 1789-1848


Celui-là, je l'ai choisi au départ un peu par faiblesse, car c'était l'un des rares qui allait bien dans mon emploi du temps, et puis parce que, à force de cours d'histoires là dessus, je commence à m'y connaître un peu. Mais agréable surprise, ce cours est passionnant, et le prof un très bon orateur. Et en guise de devoirs, des commentaires des tableaux du musée à rédiger, bref, ça commence plutôt bien.


The Times : Contemporary Art, 1968-2008


Ceux qui me connaissent bien ne seront pas très surpris si je vous dit que c'est LE cours que je voulais, dans tous le catalogue du College. Et je suis loin d'être déçue ! Malgré quelques lectures assez difficiles (j'ai du mal à comprendre Debord, même en français !), j'ai au programme un film par semaine (on commence demain avec Godaaaard), une visite du Dia : Beacon (ie. le plus gros musée d'art contemporain de la côte Est), et un petit voyage à New York pour voir une expo, afin d'en écrire une critique ... ... c'est dur la vie, hein ?!


The Art of Film


Un cours qui tombe à pic pour l'inculte cinéphile que je suis ! Au programme une étude thématique de l'histoire du cinéma, qui passe des frères Lumière à Casablanca, en passant par Cléo de Cinq à Sept, Hitchcock et La Jetée, avec là aussi une projection par semaine.


Electronic Music


Même s'il n'est pas sans me rappeler l'option musique en terminale, du temps où on s'ennuyait ferme en écoutant Xu Yi, ce cours est vraiment ... ... passionnant. Après un petit résumé de l'histoire de l'électro (qui a commencé dans les années 1950 !), on passe la semaine prochaine aux techniques de composition, avec à la clef sans doute un gros projet en partenariat avec les départements de Danse et d'Informatique. Bref, de quoi largement combler la geek électronisée que je deviens peu à peu ...


Voilà, vous savez tout (ou presque). Et en guise d'illustration, mon programme de lectures pour le semestre ... !

vendredi 5 septembre 2008

Yummie


Emma, Hannah et moi...


A l'heure où je vous parle, je viens de prendre une looongue douche, avec beaucouuuup de savon. Non pas que d'habitude je me douche vite et sans savon, mais cette fois c'était vraiment poussé à l'extrême. Et pour cause : j'avais les cheveux et le corps entier couverts de ketchup, chocolat fondu, crème fraîche, marshmallows et autres réjouissances du genre, jusqu'aux sous-vêtements !

C'est que cette après-midi c'était le fameux "serenading" annuel pendant lequel a lieu une bataille interminable de liquides divers et variés... ...sponsorisée (ou presque) par l'école. Et pour cause : j'avais dans ma boîte aux lettres il y a deux jours un feuillet explicatif que tout le monde a reçu qui expliquait :

"Serenading is a longstanding Vassar tradition dating back to the early 1900s. Serenading is like a food fight with singing. Each dorm is assigned a color and asked to compose an original song for the senior class. The seniors, led by their officers, parade around campus, stopping at each dorm. Thereafter, the entire school, including administrators, process past Sunset Lake to Balantive field (...)"

et qui contenait même une "Do throw list" - water, kethcup, chocolate sauce, whipped cream, mini marshmallows - ainsi que quelques indications plus précises, résultant des batailles précédentes :

"Items not included on the "do throw list" are explicitely prohibited. Iron weights shall be considered inappropriate items. Ninja stars, live animals, watermelons, automobile parts, and Iphones (especially the new 3G) are also prohibited. "

Soulevant la question :

qui a été assez dingue pour balancer un Iphone ???

mercredi 3 septembre 2008

My Beautiful Launderette


Bon, je sais, je ne donne plus beaucoup détails, et je m'en vais encore vous écrire un article à l'emporte pièce. MAIS, les cours ont commencé, et ce n'est franchement pas de la tarte, donc j'attends de prendre un peu mes repères pour mieux raconter.

En attendant, j'ai fait ma première lessiiiiive ! Vu la taille des machines (énormes, comme à peu près tout ici), je partage avec ma pays-de-galloise de voisine Hannah. Les machines sont au sous-sol, et il faut utiliser sa carte d'étudiant pour payer (eh oui, c'est payant). Il faut aussi avoir pensé à acheter du savon (pas con, hein). Et encore faut-il trouver la bonne machine, étant donné qu'un Junior qui passait par là nous a lancé, d'un air condescendant, alors que nous cherchions désespérément où verser le liquide :

"By the way, that's a dryer ..."

Ahem. Enfin bon, la session "couleurs" est programmée pour ce soir.

mardi 2 septembre 2008

You're welcome


Hier après-midi, j'ai acheté mes livres de cours, et figurez-vous que j'en ai eu pour 270$ et des poussières. Et dire que je me plaignais de devoir parfois dépenser 10€ en textbooks de Sciences Po. ...

Mais bref. Et donc, au moment de payer, j'ai vainement cherché la monnaie exacte, avant de laisser tomber en soufflant un "I am not used yet to American coins..." Et l'un des deux vendeurs de rétorquer "Where are you from ?" "France" (sans blaaaaague). Et l'autre de me répondre, en me tendant mes deux sacs :

"well, thank you for the French fries !!!"

dimanche 31 août 2008

Meeting People

J'ai sans doute rencontré une bonne centaine de gens depuis lundi. Des gens du groupe des "internationaux", dont les trois British de mon étage, mais aussi des gens du Japon, de Chine, de Roumanie. Le choc des cultures se passe plutôt bien, et toutes ces personnes semblent être des puits sans fond de choses à découvrir, de mentalités à confronter.

Et puis bien sûr il y a les Américains, ceux qui s'habillent en grande majorité comme si on était encore dans les années 1980, ceux qui ont chacun un t-shirt avec la tête d'Obama, et ceux qui ont emmené une caravane d'affaires pour meubler leur chambre "on campus". La plupart du temps, les questions sont "What's your name / Where are you from / What are you studying ?", et les réponses, le plus souvent "Oh really ???? I Luuuuuve Pareeees", parfois accompagné d'un "Could you help me with my French ?"

Enfin, surtout, il y a l'adminstration, qui est tout simplement géniale. Une directrice qui encourage les élèves à prendre des risques, à douter, à recommencer, à essayer, à décider plus tard. Et tout un staff qui a fait de ce collège une bulle protectrice, où l'on peut tout expérimenter car les airbags pour l'amortissage en cas d'échec ont déjà été pensés.

Même les élèves sont de cet avis. Tous les gens que j'ai rencontré m'ont dit "Oh you must be so glad to have chosen Vassar, it is the BEST place !" , et même un Senior qui m'a lancé "You know, Vassar is really awesome : it starts pretty high, and then it keeps going better" (je dois avouer que j'imagine difficilement quelqu'un dire la même chose du Pipoworld ... question de mentalité ? le débat reste ouvert ...).

Bref, en une phrase comme en mille : Ritchie et la DAIE devraient en prendre un peu de graine...

samedi 30 août 2008

S.P.O.R.T.S


J'ai des millions de choses à vous raconter. Sur les gens, la salle de sport, les premières soirées, les cours qui approchent. Mais là, je n'ai juste pas eu le temps, ne serait ce que de m'asseoir une demi heure dans ma chambre.

Anyways, juste un petit mot pour vous faire part de ce que m'a dit ce soir un prof de sport, aux portes ouvertes du gymnase, alors que je lui expliquais clairement que ce n'était vraiment pas la peine que je m'inscrive sur sa mailing liste étant donné que j'étais la pire sportive du monde, et que je n'ai d'ailleurs pratiquement jamais obtenu la moyenne ...

" Don't worry about the grades ! I mean, this is Liberal arts college, it is not about how good you'll do at it, it is about if you want to do it."

Et un mail de plus à la liste, un !

jeudi 28 août 2008

#C321


Bon, d'accord, la première fois que j'ai vu ma chambre, j'ai été un peu surprise. Si Cushing est un beau bâtiment d'époque, il ne faut donc pas oublier que les chambres le sont aussi. La mienne est sans aucun doute la plus petite de l'étage, une sacré odeur de renfermé s'en dégageait, il faisait chaud et il n'y avait (et il n'y a toujours) presque pas de lumière (étant donné que j'ai la merveilleuse chance d'avoir la vue sur un tronc d'arbre). Il m'a d'ailleurs fallu 48h pour comprendre comment ouvrir cette fichue fenêtre... !


La première chose que j'ai donc faite a été de TOUT réaménager de fond en comble, d'échanger les lit et le bureau, de tirer la commode et d'enlever les toiles d'araignée de l'armoire. Puis j'ai sorti toutes mes photos et souvenirs que j'ai collés un peu partout, avec un coin spécial émotions à côté de mon oreiller. Quelques achats utiles le soir de l'arrivée, comme des cintres, une lampe, un oreiller et une couverture au K-mart du coin, ont aussi été bien utiles...


...Pour la salle de bain (MIXTE), c'est encore une autre affaire. J'ai mis un bout de temps avant de comprendre comment faire sortir l'eau chaude de la douche, et ce n'est jamais très agréable d'entendre des gens aller et venir quand on est ... hum ... aux toilettes. Et puis on est quand même douze à partager la même unique douche, hein !!!


Enfin, il paraît que c'est une affaire de temps, et après la brocante des anciens élèves dimanche ainsi qu'un petit tour au Mall, je devrais définitivement m'y sentir chez moi !

mercredi 27 août 2008

Woaaaaaaaaaaaaaow


La comparaison du campus de Vassar à celui d'Harrry Potter est largement insuffisante. Non seulement il ressemble à Hogwarts, mais aussi, et surtout, il le surpasse, et de loin. Tout, absolument tout, est magnifique, encore plus beau qu'en photo.


Se promener entre les bâtiments revient à s'extasier devant chaque pierre, même devant Noyes que pratiquement tout le monde trouvait trop moderne. Tout est ancien, et si bien préservé qu'on se croirait encore dans des temps passés, ou dans un décor de film, pour être plus proches de la réalité.


Et la nature ... Les écureuils et les woodchunks (aucune idée du nom en français, la nature et moi ça a toujours fait 150) n'ont peur de personne, et sautent sans ambages d'un arbre à l'autre. Certaines personnes ont même, le soir tombant, on croisé un renne. Quant aux grandes pelouses, elles sont si agréables que je comprends sans problème la barefoot réputation du campus.


Pour le temps, il fait très beau, parfois un peu trop chaud, presque 30°C, et pas mal d'humidité. Le soir tombe vite et dehors il fait plutôt frais, mais pas assez pour fermer les fenêtres pendant la nuit.


Demain, promis, je vous raconte comment ma chambre est !

mardi 26 août 2008

Safe and Sound


Après les huit heures d'avion et les six heures de décalage, j'ai plus ou moins perdu la notion du temps, mais une chose est sûre : je suis là !


J'aurais voulu, en arrivant, avoir les yeux de l'inconnu, comme la petite dizaine d'étudiants que Sarah et moi avons retrouvés à JFK, qui n'avaient jamais mis les pieds aux usa. Ca m'a rappelé mes impressions, la première fois que j'ai mis les pieds sur le sol américain, il y a déjà quatre ans de ça. Ici tout est plus grand, tout va plus vite, les maisons, les rues, les routes et même les odeurs sont différentes, les limousines courent les autoroutes, et il y a des distributeurs automatiques de fleurs dans les aéroports.


Et après quelques heures d'attente avec des gens arrivés du Zimbabwe, d'Angleterre et de Singapour, nous sommes partis pour deux heures de route sur les chemins boisés de l'Hudson Vallée. Tout est vert ! Tout est beau ! Des Maisons gigantesques bordent les nationales, les gens téléphonent en conduisant et le chauffeur, de mauvaise humeur, a fait des embardées mémorables.


A Vassar enfin, nous avons été accueillis par le Service des Etudiants Internationaux, adorables et serviables (qui ont même tenu à me porter mes deux valises en haut du troisième étage de Cushing ... ... et heureusement !). Le campus est magique et magnifique, les écureuils n'ont pas peur de nous, les bâtiments sont beaux, je vous posterai des photos.


Mais comme vous pouvez vous en douter, le temps me manque – il y a encore des courses à faire, des gens à rencontrer, des informations à enregistrer ... Vous en saurez plus bientôt !